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Quand la menace des robots est devenue réalité

Publié par Chris le Lundi, 29 Août 2016

Nous sommes loin de la menace d’extermination par les robots de Terminator ou Matrix et pourtant, les robots sont en train d’affaiblir peu à peu la race humaine, ça commence par l’Asie et ça finira par l’Europe.

Vous le savez comme moi, votre smartphone est monté sur les chaînes de Foxconn en Chine ou a Taiwan.

La société taïwanaise qui fabrique notamment les smartphones d’Apple et Samsung va progressivement remplacer ses salariés par des robots, ce qui devrait sur le long terme lui permettre de faire de belles économies.

Dans cette Chine qui a évolué ces dernières années, les salariés sous-payés qui travaillent parfois de nuit pour payer leurs études la journée réclament un minimum de conditions de travail et de revenu, ce qui coûte de plus en plus cher pour une société comme Foxconn qui emploie plus d’un million de personnes. L’entreprise a déjà réduit son effectif de 110 000 à 50 000 employés dans une de ses usines chinoises grâce à l’introduction de robots.

Bien sûr, pour les Coréens, les Américains et Européens égoïstes, ça pourrait paraître comme une opportunité.

Ainsi, en Allemagne a débuté une relocalisation d’entreprises qui étaient parties en Asie pour profiter de la main-d’oeuvre bon marché, parce qu’il s’agit du premier producteur européen avec déjà 281 robots pour 10.000 habitants.

Adidas a annoncé mercredi 25 mai que son prototype d'usine futuriste, Speedfactory, allait livrer 500 premières paires d'Adidas "Made in Germany" en 2016. Leur seconde usine robotisée sera montée aux États unis en 2017, d’autres pourraient s’installer en France ou au Royaume unis les années suivantes.

On comprendra assez vite que la robotique est vraiment le secteur qui va gagner le plus en croissance dans les prochaines années que, de fait, beaucoup de multinationales devraient en profiter, ce qui va générer dans les prochaines années du lobbying et surtout de la croissance… sur le dos des Chinois et des Indiens qui se sentent très concernés par la problématique de la robotisation.

 

Mais attendez, c’est une bonne nouvelle, non?

Pas du tout. Pour commencer, sans rentrer dans les détails, on aurait tort de croire que le malheur des uns fait le bonheur des autres dans un monde ou tout est globalisé, ensuite, la menace pèse aussi sur nous.

L’ex-patron de McDonald’s, Edward Rensi a déclaré qu’il faudrait se méfier des hommes politiques qui appellent à augmenter les salaires. Pour lui, il est clair que les robots finiront par supplanter les employés dans beaucoup de secteurs, car la main d’oeuvre humaine n’a d’intérêt que si on n’a pas d’alternative moins chère.

« Si vous ne pouvez pas verser aux gens un salaire raisonnable, vous confierez ce travail à des machines. Ce n'est rien autre que le bon sens. Et cela se passera, que ça vous plaise ou non. Plus vous soutenez la hausse des salaires, et plus vite cela se produira »

Alors bien entendu, vous pourriez vous dire « mais moi, je suis architecte, ou chimiste, je ne vais pas être remplacé par robot », sauf que comme pour la globalisation, personne n’est gagnant, car une société où 60% de la population active serait remplacée par des robots serait une société malade où la classe moyenne serait minoritaire.

D’ailleurs, selon l’université de Houston, les robots mettront au chômage la moitié de la population mondiale d’ici 30 ans.

 

Une nouvelle société à bâtir

Étant donné que cette situation est devenue inévitable, il me semble très important de penser à développer une nouvelle société sur des bases autres que l’emploi, parce que même Uber n’aura plus besoin d’humains pour conduire les gens.

Je finirai cet article par un rappel du rêve que faisaient nos ancêtres dans les années 50. Pour eux, les robots seraient une opportunité, car ceux-ci travailleraient à la place des humains, ils feraient les tâches les plus ingrates, les gens n’auraient donc plus besoin de travailler autant et pourraient profiter d’une vie plus saine. Oui, il fut une époque ou le concept de « chômage » était vu comme quelque chose de positif. Donc, peut être que nous devrions moins glorifier le travail et prendre en compte que le seul vrai problème, dans notre société, c’est qu’une très faible partie de la population a profité de l’industrialisation et profitera de la robotisation.

Finalement, on regretterait presque Terminator.


A propos de Chris Expert en web et nouveaux médias. Ex Digital Developer et UIX designer, Ex SEO et Social Media Coordinator pour les medias.
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